Sans Droit Ni Loi, mon 1er polar

Sans Droit Ni Loi, la première enquête de Boris Thibert

Mon premier roman policier, publié en novembre 2016, aux Editions Flamant Noir

Disponible sous format Broché ou eBook

photo livre à la verticale 20170521

Extrait :

« La cérémonie terminée, seule une poignée de personnes avait été autorisée à accompagner le corps jusqu’au cimetière jouxtant une petite église de campagne du 16ème siècle. Boris attendit patiemment l’inhumation du corps. Malgré une forte appréhension due aux circonstances, et la crainte de se faire rembarrer, il souhaitait parler une dernière fois à madame Dufrêne. Quand il put enfin l’approcher, il lui présenta ses condoléances. Elle était abattue, écrasée par le chagrin. Cependant, il ne put s’empêcher de lui demander quel homme dans l’assistance était le père de Cloé. Il s’aperçut de sa maladresse, le moment était inapproprié pour ce genre de questions, mais c’était trop tard pour revenir en arrière, la phrase avait été dite…
Sans aucune agressivité, madame Dufrêne lui répondit que seule Caroline le savait. Puis elle le regarda droit dans les yeux avant d’ajouter :
– C’est un secret qui disparaît avec elle. Et la plus à plaindre, dans tout ce gâchis, c’est ma petite-fille. Elle perd sa maman, et ne connaîtra jamais son père. Il ne lui reste plus qu’une vieille femme comme moi pour l’élever.
Boris ressentait dans la gestuelle de cette femme meurtrie tout le poids de sa nouvelle responsabilité : la peur de mourir à son tour trop vite, l’angoisse d’abandonner cette enfant. Il acquiesçait mécaniquement d’un signe de la tête à chaque regard de la grand-mère.
– Lieutenant, ajouta-t-elle à voix basse, je suis convaincue que ma fille ne s’est pas suicidée. Il faut me croire… Même si tout laisse à penser le contraire. Elle n’aurait jamais abandonné sa fille. C’était tout ce qu’elle avait. S’il vous plaît, promettez-moi d’enquêter sur les circonstances de sa mort !
– Madame Dufrêne, je vous comprends, mais je ne peux pas. Le procureur de la République, au vu de mes constatations, a clos le dossier. Je ne peux pas le rouvrir sur ma propre initiative et engager des investigations. Je ne peux plus rien faire… Je suis désolé…
Le jeune lieutenant posa une main sur l’épaule de la femme pour lui montrer sa compassion, puis quitta les lieux, songeur.
Son impuissance face au système judiciaire le torturait, il ne trouvait aucune solution. Madame Dufrêne venait de semer le doute dans son esprit à la manière d’un ver qui dévore l’intérieur d’un fruit… »
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